mardi 9 avril 2013

Ciné-club du 16 avril 2013


Mardi 16 avril

20 heures

Cinéma ARLETTY - 22410 Saint-Quay-Portrieux

TEN

de Abbas Kiarostami


Au volant de sa voiture dans les rues de Téhéran, une femme parle avec son fils, puis avec diverses passagères… Dix dialogues, filmés dans le huis clos du véhicule, révèlent les défis et les épreuves que ces femmes doivent affronter à une étape particulière de leur vie. Tout en dessinant peu à peu le portrait de la conductrice, ils dressent aussi un tableau sans concessions de la situation des femmes dans la société iranienne au début du troisième millénaire.

Figure de proue du nouveau cinéma iranien, Abbas Kiarostami est unanimement reconnu comme l’un des plus grands cinéastes de notre temps. Son œuvre, servie par des procédés techniques novateurs, combine intimement la fiction et le réalisme. Elle a été maintes fois primée dans les plus grands festivals internationaux. Kiarostami a notamment reçu la Palme d’or en 1997 au 50e Festival de Cannes pour son film « Le Goût de la cerise ».
Film franco-iranien – 2002 – Drame – Couleur – 94 min. –VOST

samedi 16 mars 2013

Ciné-club du 19 mars 2013


Mardi 19 mars

20 heures

Cinéma ARLETTY - 22410 Saint-Quay-Portrieux

Le Corbeau

de Henri Georges Clouzot

avec Pierre Fresnay, Ginette Leclerc,
Pierre Larquey, Héléna Manson

Le docteur Germain, qui travaille dans une petite ville de province, reçoit des lettres anonymes signées Le Corbeau l'accusant de plusieurs méfaits. Cependant il n'est pas le seul à en recevoir. Toute la ville est bientôt menacée, la suspicion règne et le fragile équilibre se défait. Le docteur Germain décide de mener une enquête.

S’inspirant d’un fait divers des années 1920 pour filer la métaphore bien plus contemporaine du pays malade, le film met en scène le zèle français de la délation et les effets funestes de la rumeur, La petite ville décrite ici devenait le symptôme symbolique du brouillage des frontières morales et humaines. Tourné en 1943 dans les studios de la Continental, gérés par l’occupant allemand, Le Corbeau a été vivement critiqué par le gouvernement de Vichy, mais n’a curieusement été censuré qu’à la Libération. La censure allemande, comme les procès d’après-guerre qui condamnèrent le film, son réalisateur et ses acteurs à des peines plus ou moins lourdes, n’avaient probablement pas saisi toute la portée et la profondeur du film.
France 1943 – Drame – N&B – 92 min.

jeudi 7 mars 2013

ANNIVERSAIRE



Un an de ciné-club

Il y a un an, le 8 mars 2012, une convention était signée entre la mairie de Saint-Quay-Portrieux et Ciné St Ke. En instituant un partenariat entre notre association et le cinéma Arletty, cette convention rendait notamment possible la création d’un ciné-club, qui en arrive maintenant à sa dixième séance. L’occasion de tirer un premier bilan.

 
Pourquoi un ciné-club ?

L’association Ciné St Ke avait été créée, en août 2009, pour apporter son soutien au projet de rénovation du cinéma. Après la réouverture de celui-ci, le rôle de l’association devait évoluer en contribuant notamment au développement d’une animation culturelle autour du cinéma, en complément de son exploitation commerciale. La création d’un ciné-club nous a paru le moyen le plus approprié pour apporter rapidement et durablement cette dimension.

 
Pourquoi fallait-il signer une convention pour cela ?

C'est tout d’abord une question juridique. La ville de Saint-Quay-Portrieux étant propriétaire du cinéma, un tel acte, ratifié par le conseil municipal, était nécessaire pour fixer les conditions de son utilisation par une association. Mais la convention ne se réduit pas une simple mise à disposition des locaux. C’est en termes de « partenariat » qu’elle définit les relations entre le cinéma Arletty et Ciné St Ke. Elle ouvre donc un vaste champ de possibles à la fois pour soutenir la vocation commerciale du cinéma et pour développer sa vocation culturelle et sociale par un complément d’animations, d’échanges, de rencontres

 
Qu’est-ce qui guide les choix de programmation pour le ciné-club ?

Le rôle d’un ciné-club n’est pas simplement de projeter des films plus ou moins estampillés « non commerciaux ». Il a aussi vocation à promouvoir la connaissance du cinéma et à initier à la lecture des films – tout en veillant à ne pas être ennuyeux. C’est aussi un lieu d’échanges et de dialogue. D’où l’importance de la présentation du film avant sa projection, et du débat qui lui fait suite. L’une et l’autre sont  des éléments constituants indispensables à un ciné-club. Nous veillons aussi à la convivialité de nos débats en les poursuivant systématiquement autour d’un « verre de l’amitié », accompagné de quelques gourmandises confectionnées par les membres du conseil d’administration.

En ce qui concerne la programmation, nous souhaitons donc promouvoir des films qu’on ne voit pas – ou trop rarement – ailleurs : des grands « classiques » du patrimoine mondial du cinéma, mais aussi des œuvres plus récentes auxquelles les critères de la distribution commerciale n’ont pas suffisamment donné leur chance. Le choix est d’autant plus difficile qu’il existe des centaines de films répondant à ces critères. Nous devons aussi tenir compte des souhaits de nos adhérents, et là, nous manquons encore de recul avec seulement une petite année d’expérience. Il faut enfin – et ce n’est pas négligeable – que le film retenu soit disponible dans une copie de qualité suffisante sur un support compatible avec l’équipement du cinéma.

 
Quel bilan peut-on faire de cette première année de ciné-club ?

La première séance a eu lieu le 27 mars 2012 avec la projection du film Remorques, de Jean Grémillon, film dont le personnage principal joué par Jean Gabin était inspiré d’une grande figure quinocéenne : le commandant Louis Malbert, pionnier du sauvetage en mer.

Depuis, huit autres séances ont eu lieu à ce jour, réunissant à chaque fois un peu plus d’une quarantaine de personnes. Il est intéressant de souligner que de nouvelles adhésions sont réalisées à chaque séance. Depuis septembre dernier, début de la saison 2012-2013, le nombre d’adhérents de Ciné St Ke a ainsi atteint près de cent cinquante à ce jour.

Notons aussi que plusieurs de ces nouveaux adhérents viennent de communes avoisinantes, et parfois même d’assez loin. Certains nous ont dit avoir découvert le cinéma Arletty à l’occasion de notre ciné-club, et y être revenus depuis, ce qui ne peut manquer de nous réjouir.

 
Certains reprochent au ciné-club de ne pas être ouvert à tous. Pourquoi faut-il être adhérent pour y participer ?

Il ne vient à l’idée de personne de reprocher à d’autres associations de demander une cotisation pour chanter, pratiquer un sport, jouer aux cartes ou à la pétanque… Il en va de même pour nous : percevoir une cotisation pour avoir accès à certaines activités n’est en rien contradictoire avec le fait que l’association est ouverte à tous, sans aucune restriction, comme toute association régie par la loi de 1901.

S’agissant du ciné-club, la question de l’adhésion revêt un aspect particulier. L’activité des ciné-clubs est en effet strictement encadrée par la loi, qui définit ce qu’il est convenu d’appeler le « statut du cinéma non commercial ». Parmi les obligations qui nous sont faites pour nous prévaloir de l’appellation de ciné-club et bénéficier des conditions afférentes pour la diffusion des films figure celle de n’accueillir dans nos séances que nos seuls adhérents à jour de leur cotisation. Il n’en reste pas moins, encore une fois, que l’adhésion, elle, est ouverte à tous.

 
On dit aussi que l’association est riche. Avec ses cotisations et la gratuité de la salle pour le ciné-club, pourquoi a-t-elle aussi besoin d’une subvention ?

Le ciné-club est, malheureusement, une activité chère. Il faut savoir que le coût d’une séance s’élève à environ 400 euros, imputables pour l’essentiel aux droits de diffusion du film, auxquels s’ajoutent la redevance de la SACEM, les frais de communication et divers frais annexes. Même avec la gratuité de la salle, il faudrait fixer les cotisations à un niveau prohibitif pour équilibrer le budget. La subvention qui nous est accordée permet de proposer l’accès au ciné-club pour un prix abordable (5 euros par séance au maximum), équivalent à celui d’une entrée au cinéma avec la carte d’abonnement.

Un autre aspect de la subvention est qu’elle nous permet d’aborder une année de programmation avec la certitude de pouvoir aller jusqu’au bout. Lorsque nous percevons une cotisation, nous nous engageons en effet à fournir un « service » différé parfois de plusieurs mois. Il est important, pour les adhérents comme pour les responsables de l’association, de savoir que ce service pourra être assuré.

La subvention n’est pas pour autant une fin en soi. Elle est un moyen de réaliser des objectifs, en l’occurrence, pour nous, la programmation d’une saison de ciné-club. La meilleure chose qui pourrait nous arriver serait de ne plus avoir besoin de subvention pour cela, signe que nous aurions désormais suffisamment d’adhérents pour équilibrer notre budget de façon durable. Nous y travaillons.

 
D’autres actions ont-elles été réalisées dans le cadre du partenariat avec le cinéma ?

Oui, mais encore très insuffisantes. C’est lié au fait que nous manquons encore de recul et d’expérience… et aussi de bonnes volontés en nombre suffisant. C’est lié également au contexte de fluctuations et d’incertitudes quant à la gestion de la salle, avec en particulier la fermeture du cinéma pendant un mois et demi au printemps dernier. Si on compte aussi l’interruption des vacances estivales, nous n’avons finalement eu que huit mois pour démarrer notre activité, période au cours de laquelle nous avons concentré nos efforts sur le ciné-club.

Quelques expériences ont cependant pu être menées : une conférence gratuite sur Quentin Tarantino au centre de congrès ; la présentation, dans le cadre de la programmation commerciale, du film Les Enfants du Paradis, à l’occasion de sa ressortie en salles en version restaurée ; la projection, offerte gratuitement par notre association dans le cadre de la Semaine Bleue du CCAS, du film French Cancan… Des contacts réguliers ont eu lieu, par ailleurs, avec les responsables successifs du cinéma.

Il faut aussi mentionner, pour être complets, des projets plus ambitieux qui n’ont pu voir le jour jusqu’à présent, mais que nous ne désespérons pas de mener à bien ultérieurement, tels une animation à l’occasion de l’anniversaire du cinéma ou encore la participation au mois du film documentaire organisé par plusieurs associations dans tout le département.

 
Quels sont les projets de Ciné St Ke pour l’avenir ?

Tout d’abord assurer la continuité et la pérennité du ciné-club. C’est notre principale activité, et elle suscite la satisfaction quasi unanime de tous ses participants. Ensuite nous verrons. Une procédure de DSP est en cours de finalisation pour confier la gestion du cinéma à un délégataire. Dès que celui-ci sera désigné, nous prendrons contact avec lui pour examiner ce qu’il sera possible de faire, à la fois en fonction de ses souhaits, de nos possibilités et, bien sûr, de la volonté du conseil municipal.

Les idées ne manquent pas. Souhaitons trouver les moyens, matériels et humains, de les réaliser. Toutes les bonnes volontés sont les bienvenues.

Patrick Bergaud
Président de Ciné St Ke

mercredi 30 janvier 2013

Vous avez dit "anonyme" ?


Courage fuyons !


 « N'écoutant que son courage,
qui ne lui disait rien,
il se garda bien d'intervenir. »

Jules Renard

 Au risque de décevoir, le titre de cet article n’annonce pas notre prochaine séance du ciné-club. Je l’emprunte seulement au regretté Yves Robert pour évoquer l’attitude de certains de nos contradicteurs (un en particulier) sur la blogosphère quinocéenne.

"Courage fuyons… le débat", faudrait-il dire pour être complet. De quoi s’agit-il ?

Un donneur de leçons patenté, qui sévit sur d’autres blogs, interpelle régulièrement notre association, dénaturant nos propos, dénigrant notre action. Ce monsieur (ou cette dame ?) signe du nom de « Cassandre ».

Le 27 janvier dernier, il (ou elle ?) nous offrait ce mélange d’attaques perfides – me faisant dire le contraire de ce que j’ai affirmé et calomniant l’activité du ciné-club – et de conseils à bon compte de la part d’une personne dont la seule activité connue est de poster des commentaires anonymes. Pour qu’on en juge, je le reproduis in extenso :

« Le Président de Ciné St Ké dans son blog veut nous faire croire que l'attitude d'une majorité de conseillers va avoir des conséquences funestes sur l'activité de son ciné club et de l'association qu'il préside, viendra ensuite le mauvais sort pour d'autres associations... C'est oublier qu'aujourd'hui une activité de ciné-club est une activité fermée sur elle-même, qui n'aide en rien l'Arletty à être moins déficitaire ...
La bonne attitude aurait été de trouver des animations à partir des films que programme le directeur, sans aller en chercher d'autres qui occasionnent des frais supplémentaires pour la mairie ( via les subventions demandées ) ... On peut aussi insister auprès du directeur pour qu'il choisisse dans les programmations qui lui sont proposées des films qu'on souhaite voir ... Si le festival du documentaire a échappé à Saint Quay Portrieux pour aller à Binic, c'est qu'il faut aussi de l'énergie et de la volonté, pas seulement confortablement croire que parce que la ville possède dorénavant un cinéma tout neuf, tout va venir à elle par l'opération du St Esprit... »

Je pourrais évidemment répondre point par point – et je le ferai si cela s’avère nécessaire -, mais je ne veux pas ici allonger par trop mon propos. Dans un esprit de dialogue et d’ouverture, j’ai proposé sur le même blog (une fois n’est pas coutume) à monsieur (ou madame ?) « Cassandre » de venir débattre des questions qui le (ou la ?) préoccupent tant en intervenant sous sa véritable identité sur le blog de Ciné St Ke.

J’insiste sur l’importance de débattre sous sa propre identité. Il est trop facile de dire n’importe quoi sous couvert d’anonymat (le recours au pseudonyme étant évidemment une forme d’anonymat tant qu’il n’est pas connu de tous). L’anonymat nous ramène aux heures les plus noires de notre histoire. Et, puisque nous semblons avoir affaire à un (une ?) cinéphile, je l’invite à venir prochainement assister à la projection du film d’Henri-Georges Clouzot, Le Corbeau

Oui, monsieur (madame ?) «  Cassandre », un véritable débat démocratique ne peut avoir lieu qu’à découvert, sans masque ni dissimulation. C’est une question de responsabilité personnelle, chacun assumant ses propos et opinions. C’est une question de courage. C’est une question de respect de ses interlocuteurs. Aucune discussion ne saurait progresser utilement si ces conditions ne sont pas remplies.

Malheureusement, notre courageux (geuse ?) interpellateur (trice ?) ne l’a toujours pas compris, préférant, sous couvert du même anonymat, récidiver (le 29 janvier) sur le même blog que précédemment. Je ne résiste pas au plaisir de le citer intégralement, pour que chacun puisse juger de sa présomption et de sa pédanterie, comme de l’inanité de ses arguments :

« Pour se cultiver cinématographiquement point n'est besoin de ciné-club, il faut voir des films, en voir beaucoup, deux ou trois par jour est la bonne dose : tous les amoureux du 7ème art vous le diront . Ensuite, on peut en parler, écrire des articles, faire des comparaisons, des rapprochements et inciter à voir des toiles ... La bonne association est celle qui donne envie de se déplacer au cinéma, qui propose des réductions ... Je serai curieux de savoir combien de fois les Messieurs attaquant Mr Jounent se sont déplacés au cinéma ces derniers jours ... La municipalité ne doit pas se contenter d'avoir un cinéma, il lui faut aussi une politique culturelle. »
On dit que les conseilleurs ne sont pas les payeurs… Attendons maintenant de savoir ce que « Casssandre » va faire pour le 7e art en particulier et pour la politique culturelle de la commune en général.

Patrick Bergaud

dimanche 27 janvier 2013

Un avenir très incertain


Y aura-t-il un ciné-club
en 2013-2014 ?

Jeudi 24 janvier, le conseil municipal devait, entre autres, décider du montant des subventions attribuées aux associations. Ce conseil n’a pu se tenir, le quorum n’étant pas atteint, du fait de l’absence de 17 conseillers sur 23. Il ne m’appartient pas, en tant que président de Ciné St Ke, de juger du bien-fondé de leur attitude, pas plus que de celle du maire. Chacun a ses raisons, et s’en est expliqué par ailleurs. Chacun rejette sur l’autre la responsabilité, et se dit persuadé de son bon droit.
Reste, pour les responsables d’associations – comme d’ailleurs pour tous les Quinocéens – une situation de blocage qui devient, au fil des mois, de plus en plus insupportable.
Ainsi, pour le ciné-club St Ke, que nous animons, nous devrions, dans les jours qui viennent, commencer à travailler sur notre programmation pour la saison 2013-2014. Cela s’explique notamment par les délais, parfois très longs, pour la négociation des droits de projection des films, ou encore par ceux nécessaires à l’annonce de nos séances dans certains supports.
Or, à cette date, nous ne disposons d’aucune des informations essentielles pour aborder ce travail.

-          Nous ignorons quel sera le montant de notre subvention – ni même s’il nous en sera accordé une. C’est évidemment un point décisif dans la mesure où, compte tenu du montant élevé des droits de diffusion des films, seule cette subvention nous permet de proposer des séances de ciné-club à un tarif abordable. Sans subvention, il nous serait tout simplement impossible de poursuivre notre activité. Je n’ose penser que ce soit l’intention d’une majorité de nos conseillers municipaux. 

-        Nous ne pouvons même pas établir un calendrier des dates de projection, faute d’interlocuteur pour ce faire. L’actuel directeur du cinéma n’étant en poste (en CDD) que jusqu’à fin mars, il ne peut évidemment pas s’engager sur un avenir aussi « lointain ». Quant à la DSP qui devrait prendre le relai à partir du 1er avril (sic), on peut, du train où vont les choses, commencer à s’interroger sur sa mise en place effective à la date prévue. 

-          Nous ne savons même pas avec certitude combien de séances il nous sera possible de proposer : 5, 8, 10 ? Les chiffres varient sans que personne, à l’heure actuelle ne puisse nous donner une quelconque assurance. Là encore, chacun sait que la fréquence et la régularité des séances sont des facteurs indispensables du succès et du développement d’un ciné-club.
 
 
Toutes ces raisons conduisent légitimement à s’interroger sur la pérennité de notre ciné-club. Sans vouloir noircir le tableau, il est de mon devoir d’alerter sur cette situation. Je ne suis en effet pas en mesure aujourd’hui de garantir l’existence d’un ciné-club à partir de septembre prochain. Cette éventuelle disparition, nous savons que certains l’appellent ouvertement de leurs vœux, n’hésitant pas pour cela à se répandre en calomnies sur notre compte. Leur détestation pathologique de toute action positive n’a aucun intérêt. En revanche, si nous devions en arriver à cette extrémité, ce sont plus de 150 adhérents actuels – et nous en enregistrons de nouveaux à chaque séance – qui se verraient privés d’une activité qui leur apporte une grande satisfaction, et dont nous recueillons régulièrement les témoignages d’encouragement.

Outre le ciné-club, il faudrait aussi parler de toutes les animations possibles autour du cinéma, que nous avions évoquées par le passé, et qui restent sans perspective faute d’interlocuteurs. Comment, en effet, prévoir un événement à long terme quand il n’y a ni adjoint à la culture ni gestion stable du cinéma avec un directeur installé dans la durée ?
Il faudrait aussi évoquer le festival du court-métrage qui va se tenir en juin prochain à Binic et expliquer pourquoi ce festival ne se tiendra pas à Saint-Quay-Portrieux, comme cela avait été envisagé par ses organisateurs. Il faudra bien, un jour, parler des conditions déplorables dans lesquelles cette manifestation – appelée à se pérenniser au fil des ans – a échappé à notre commune, nous privant des retombées de toutes sortes qu’elle pouvait apporter.

Tout cela conduit à s’interroger sur l’avenir d’associations comme la nôtre à Saint-Quay-Portrieux, et, plus largement sur la possibilité de toute vie culturelle et associative. Car, il ne faut pas s’y tromper, si une association, quelle qu’elle soit, est aujourd’hui touchée, les autres le seront aussi, tôt ou tard, d’une manière ou d’une autre.
Reste à espérer que nous n’en arriverons pas là et que nos conseillers municipaux – TOUS nos conseillers municipaux – sauront rapidement retrouver le sens de l’intérêt général et du bien commun pour mettre fin à cette insupportable dérive avant qu’il ne soit vraiment trop tard.

Patrick Bergaud
Président de Ciné St Ke

samedi 19 janvier 2013

Ciné-club du 22 janvier 2013

Mardi 22 janvier
20 heures
Cinéma ARLETTY - 22410 Saint-Quay-Portrieux
RASHÔMON
d’Akira Kurosawa
avec Toshiro Mifune
 
Trois hommes s'abritent de la pluie sous le portique d'un vieux temple, Rashômon (La Porte de l’Enfer). Ils évoquent le procès d'un célèbre bandit accusé d'avoir violé une jeune femme et tué son mari, un samouraï, dans la forêt voisine. L'affaire paraît simple, mais les dépositions des témoins devant le tribunal apportent à chaque fois une version différente du drame, et ouvrent autant d'hypothèses, toutes vraisemblables... Qui a tué le mari ? Le bandit Tajomaru, l’épouse, un bûcheron qui passait, ou encore se serait-il suicidé ? La vérité ne percera qu'après de nouvelles révélations surprenantes...
De l’avis unanime, Rashômon est un chef d’œuvre. Lion d’Or au festival de Venise en 1951, c’est le film qui a fait connaître le cinéma japonais en Occident. Il demeure un modèle, tant par la richesse des thèmes abordés que par ses exceptionnelles qualités esthétiques.
Japon 1950 – Drame – N&B – 88 min. – VOST

mardi 1 janvier 2013

Meilleurs vœux à tous


Bonne et heureuse année 2013 aux adhérents et amis de Ciné St Ke.
 
Que la nouvelle année vous apporte joie et bonheur... et beaucoup de plaisirs cinématographiques.

Au nom de l’association Ciné St Ke, je souhaite au cinéma Arletty de retrouver durablement, après les aléas qu’il a connus en 2012,  une gestion stable et cohérente qui concilie harmonieusement l’efficacité économique et la qualité du service et de la programmation. J’espère qu’il contribuera ainsi à développer la culture et le lien social dans notre commune.

 Je souhaite également à notre association plein succès dans ses activités : son ciné-club tout d’abord, qui devient peu à peu notre rendez-vous mensuel incontournable ;  mais aussi, à plus long terme, de nouveaux projets qui accompagneront la programmation commerciale du cinéma. Je ne peux à ce propos que reformuler le vœu que j’exprimais déjà à l’aube de 2012 : « Que 2013 nous apporte le climat de dialogue et de sérénité indispensable à leur éclosion, et les vents favorables à leur essor… »

Patrick Bergaud
Président de Ciné St Ke